Une étude de la société de réservation de voyages Booking.com révèle que près de la moitié des voyageurs d’affaires ont prolongé leur voyage d’affaires pour le plaisir et qu’un troisième prévoit de le faire à nouveau. Le concept de voyage qui combine travail et plaisir est appelé « bleisure » et constitue une tendance croissante dans le secteur des voyages d’affaires.

Voyager pour le travail : des pourcentages intéressants

Le rapport publié par Booking.com souligne que 30 % des voyageurs d’affaires accepteraient des salaires moins élevés si leur travail impliquait davantage de déplacements, et que les cadres n’apprécient pas les voyages d’affaires parce qu’ils ne les considèrent pas comme une partie de la rémunération ou comme un outil pour motiver ou retenir leur talent.

46 % des personnes ayant participé à l’enquête ont déclaré qu’elles s’attendaient à voyager plus fréquemment dans les années à venir, selon Ripsy Bandurian, directeur du développement des produits de Booking.com : « les voyages d’affaires ne sont plus considérés comme un obstacle à la performance au travail, mais au contraire, ils sont une occasion d’élargir ses horizons, de trouver de l’inspiration ou de progresser dans sa carrière ».

Les avantages des voyages d’affaires, outre le fait qu’ils permettent aux employés de découvrir de nouvelles villes et de se familiariser avec de nouvelles cultures, c’est qu’ils apportent de nombreux autres aspects positifs aux employés. En fait, presque tous les travailleurs considèrent les voyages d’affaires comme quelque chose de positif.

Voyage d’affaires : source de bonheur et d’épanouissement

Voyager pour le travail augmente la capacité d’adaptation à de nouveaux environnements : chaque pays a une langue, une culture et une façon de travailler différentes. Par conséquent, les personnes qui voyagent doivent utiliser tout leur potentiel pour se développer et s’adapter à la nouvelle réalité.

Voyager pour le travail :

– change le regard porté sur la vie et le monde, tout en enrichissant la personnalité. Lorsqu’ils se rendent dans d’autres pays pour y travailler, les employés mobiles assistent à des réunions et à des événements, où ils entrent en contact avec d’autres professionnels.

– améliore la capacité à s’exprimer dans d’autres langues. Lorsqu’ils se rendent à l’étranger pour leur travail, les voyageurs d’affaires doivent s’exprimer dans d’autres langues, ce qui stimule le cerveau et développe l’intelligence et la mémoire.

– ajoute de la valeur à la marque personnelle. De nombreuses entreprises valorisent l’expérience internationale de leurs employés. D’une manière générale, les personnes habituées à voyager n’ont pas peur de sortir de leur zone de confort et s’adaptent facilement aux changements.

Voyage d’affaires : plus de flexibilité pourrait rendre l’expérience meilleure

Les personnes interrogées soulignent la nécessité pour les entreprises de donner aux salariés plus de flexibilité et de liberté dans la planification de leurs voyages d’affaires, ainsi que de rechercher différents types de logements, comme des villas ou des appartements à louer, par exemple.

Parmi les principales raisons, les problèmes de conciliation de la famille et du travail, la difficulté de mener une vie saine et la fatigue ressortent. À cet égard, l’âge et le sexe semblent être déterminants, car les professionnels de plus de 36 ans et les femmes souffrent davantage des conséquences du déplacement.

Voici quelques-unes des mesures que les entreprises peuvent appliquer pour atténuer l’impact des voyages d’affaires sur la vie de leurs employés

– Veiller à ce que le voyageur soit confortablement installé et logé, en particulier lors de longs trajets

– Souscrire une assurance voyage pour couvrir le professionnel en cas d’imprévu

– Réserver un logement proche du lieu de travail pour éviter les déplacements locaux, surtout si vous ne connaissez pas la ville

– Fournir des outils aux employés pour faciliter les tâches administratives, telles que la gestion des frais de voyage d’affaires, des factures et des billets

– Établir une charge de travail réaliste, car la fixation d’objectifs très ambitieux peut stresser les professionnels

– Offrir des jours de repos compensatoires à la fin d’un voyage